Le principe actif

 

C’est le peroxyde d’hydrogéne ou eau oxygénée.

Mécanisme

La décomposition du peroxyde d’hydrogéne libère l’ion perhydroxyle dont le faible poids moléculaire permet une pénétration de l’émail et de la dentine. Les molécules organiques responsables de la dyschromie sont alors scindées, ce qui contribue à la désaturation de la dent.

La législation

La nouvelle réglementation intègre les produits d’éclaircissement dentaire dans la grande famille des produits cosmétiques.

• Pour un éclaircissement externe (dents vitales), la concentration doit être inférieure à 6 %.

Une concentration inférieure à 0,1 % est utilisée dans les « bars à sourire » ou chez l’esthéticienne.

Entre 0,1 % et 6 %, l’usage est strictement réservé aux chirurgiens-dentistes.

• Pour l’éclaircissement interne (dents dépulpées), la concentration de 35 %, soit celle utilisée auparavant au fauteuil pour un blanchiment externe, est possible mais déconseillée.

                                      

La technique ambulatoire

Le produit utilisé est le peroxyde de carbamide (peroxyde d’hydrogéne + urée) concentré à 10 % et 16 %, ce qui correspond à des concentrations de 3 % et 6 % en peroxyde d’hydrogène.

Le port est de 30 minutes à 120 minutes en fonction de la concentration.

• Indications

– Dyschromies légères .

– Fluorose ou dysplasie : prévenir le patient que les taches vont s’accentuer, mais qu’au bout de 15 jours elles se fondent un peu plus dans la masse (reminéralisation).

• Les contre-indications

Les colorations d’origine minérale.

• Prédictibilité

Le gain moyen est de sept à huit teintes (teintier Vita). Il dépend de la concentration et de la durée de port.

• Les effets indésirables

– Les sensibilités : systématiquement réversibles .

– La diminution du potentiel d’adhésion après le traitement : attendre de 8 à 15 jours .

– Au contact de l’amalgame, la libération des sels de métaux lourds engendre des tatouages disgracieux.